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Paraquat et les techniques de non-labour permettent de minimiser l'érosion du sol et améliorent la productivité pour les maïsiculteurs dans le nord du Vietnam. Le maïs est un plante cultivée importante pour les vietnamiens - en particulier pour ceux qui vivent dans la zone montagneuse du nord-ouest. 180 000 hectares de maïs sont cultivés dans des parcelles sur les collines pendant la saison des pluies.
Les méthodes agricoles traditionnelles mais consommatrices de temps telles que l'“agriculture sur brûlis” limitent le nombre de cultures à une par an et elles s'accompagnent souvent de faibles rendements ainsi que d'une forte érosion du sol.
Paraquat appliqué avant plantation et entre les rangs réduit l'érosion du sol de 34% et permet de réduire la durée de la culture de plus de 20 jours par saison*. Cela représente une économie de VND **750 000 par ha en coûts de main d'oeuvre comparé aux méthodes de désherbage manuel.
Le paraquat permet de planter du riz dans des terres actuellement improductives et réduit le délai entre les cycles de riziculture en Indonésie.
La population indonésienne croît à un rythme de 2 % par an et le gouvernement du pays tente d’atteindre l’autarcie dans la production de riz afin de la nourrir. Les responsables politiques espèrent y parvenir en rendant cultivables des terres qui ne le sont pas actuellement (comme les zones intertidales du Kalimantan) et en augmentant chaque année le nombre de récoltes.
Le paraquat accroît la quantité de terres cultivables
Il y a actuellement 1 million d’hectares de rizières intertidales, principalement dans le Kalimantan, mais le potentiel avoisine les 10 millions d’hectares. Environ 60 % de cette région sont influencés par les marées. Des inondations se produisent lorsque la marée haute forme une barrière pour les fleuves qui tentent de rejoindre la mer et qui submergent alors les terres d’eau douce mais quelque peu saumâtre. Une bonne partie de cette région présente une couche sous-jacente de pyrite et si le riz peut être cultivé sur ces terres, il y a néanmoins un risque d’érosion du sol.
Ces articles décrivent des exemples spécifiques de la manière dont le paraquat est utilisé et présentent de nouvelles utilisations dans les systèmes d’agriculture durable.
Ce sont des témoignages d’agriculteurs qui démontrent comment leurs familles et leurs exploitations peuvent tirer avantage de l’utilisation du paraquat.
Le paraquat est l’un des herbicides le plus utilisé au monde. Il est commercialisé par Syngenta au niveau mondial sous le nom de Gramoxone. La liste des autres noms commerciaux sous lesquels le paraquat est disponible peut être consultée ici.
Le paraquat est utilisé dans plus de 100 pays pour préparer le sol avant le semis ou lutter contre les mauvaises herbes sur plus d’une centaine de cultures, dont les principales cultures vivrières : maïs, riz, soja, blé, pommes de terres ; les principaux fruits : pommes, oranges, bananes ; les plantes stimulantes : café, thé, cacao et les cultures industrielles : coton, palmier à huile, canne à sucre et caoutchouc.
Cette section présente les cultures pour lesquelles le paraquat est un outil de production essentiel. Elle propose une sélection d’études de cas qui illustrent, sur des systèmes de culture très différents les uns des autres, les avantages à utiliser le paraquat.
En septembre 2008, à l’issue d’une étude menée par le Comité d’évaluation toxicologique de Thaïlande, la vente de paraquat a été prolongée dans ce pays. Le paraquat sera donc soumis à la nouvelle procédure de renouvellement d’homologation.
Depuis mai 2009, la procédure de renouvellement d’homologation n’a pas encore été définitivement approuvée par le Ministère de l’agriculture et les coopératives, mais le paraquat a été inclus dans la première phase du programme de révision qui a débuté en juillet 2009. L’homologation actuelle expirera en août 2011.
Des preuves supplémentaires concernant les avantages de paraquat ont été révélées lors du 4ème congrès de la Communauté de malherbologie d'Asie-Pacifique (APWSS) à Ho Chi Minh en novembre 2005. Les résultats d'une étude ont montré que les techniques culturales simplifiées en riziculture utilisant paraquat ont permis de réduire de façon significative les émissions de méthane.
L'étude, intitulée “Les effets de l'alimentation en eau et de la gestion du sol sur les émissions de méthane (CH4) d'un champ de riz” est issue d'une collaboration entre le centre de Recherche-Développement (R-D) de Syngenta, à Cikampek et le centre de recherche agricole et environnemental, à Jakenan, en Indonésie. Syngenta est le principal fabricant du paraquat.